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      Dans une très vaste forêt, le mont Mouchet contient et abrite deux lieux tout proches : les ruines d'une maison forestière, ultime réduit des maquis d'Auvergne en 1944, et à quelques encablures, le sous-bois fangeux où, le 19 juin 1767, dit-on, fut abattue la Bête du Gévaudan. La superposition géographique de ces deux drames a de quoi intriguer. Ici, à deux siècles de distance, la peur, la violence, la souffrance. La nature en folie (l'animal cannibale, incontrôlable), puis la société en folie (la barbarie guerrière).
       « À petits pneus prudents, me voici prenant de l'altitude, traversant de longs pâturages en pente douce, fils barbelés, montbéliardes, blocs de granit épars sur les landes. Quelques rares panneaux indiquent des noms de fermes : Le Gasquet, Tombevie... Je gagne le Mémorial. Juste à côté s'est installé un bar-restaurant : gardien de la mémoire des combattants ou de celle des victimes de la Bête ? Serpentant en forêt, une petite route circonscrit très exactement le mont Mouchet. À plusieurs croisements, des routes indiquent la direction de communes situées en contrebas, sinistrées par la guerre : Pinols, Paulhac-en-Margeride, Chanteloube – chantent mais mordent les loups !
       Je le savais bien sûr, la réalité fut plus nuancée. Mais si la réalité fut autre que je la rêvais – sans être dupe –, elle ne fut pas tout autre. Et c'est à mettre très précisément l'accent sur la coexistence, la cohabitation, la brève rencontre des sauvés et des sauveurs, leurs perceptions réciproques, sur le vis-à-vis de deux cultures, que je m'emploierai. »
       Cette région a abrité des migrations enfantines, le séjour des petits Marseillais, par exemple. Ici on a aussi sauvé des Juifs. Et cette histoire, Martin de La Soudière l'écrit. Pour cela, « Il prend le temps d'aller à la rencontre des hameaux et des gens, conjuguant les techniques éprouvées de son métier d'ethnologue et une attention, une patience, une manière d'être là et de ne pas en être – intrus et familier à la fois –, qui donnent à son regard et à son écriture une marque immédiatement reconnaissable. » (Patrice Cabanel, postface).
      « Dans les pages de Martin de la Soudière, se déploie une histoire buissonnière, nouvelle, originale, aérée aux vents des montagnes, un long périple, temporel et spatial, qui vagabonde et rebondit de villages en hameaux, à travers ces espaces rudes et ruraux de la Haute-Loire, de la Lozère et du Cantal, mieux dénommés Margeride, Aubrac, Monts d'Auvergne ou Combraille. » (Eugène Martres, préface).

      De hameaux en villages, de Lozère en Cantal et en Haute-Loire, Martin de la Soudière arpente les hautes terres du Massif central depuis longtemps. C'est à l'occasion de ses enquêtes sur l'environnement et la vie rurale qu'il adopta la posture de l'historien qui est ici la sienne. Ethnologue au CNRS, il est l'auteur de nombreuses publications et d'un film sur l'hiver ainsi que sur les cueillettes, et tout récemment de : Poétique du village. Rencontres en Margeride (éditions Stock). Ses voyages en France rurale ont donné lieu à la publication de Lignes secondaires (éd. Créaphis).
village L'auteur et son hôtesse, Masset, Cantal 2008,
photo Christian Fournier

Jours de guerre au village
146 pages - ISBN 978 2 919762 04 0 - 7/2011 - 15,00 €

 
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